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Les surprises du PACS

Il avait été conçu au départ pour les ‘’couples’’ homosexuels…Depuis, le pacs a nettement évolué et séduit massivement les couples véritables. Au point de remplacer le mariage ? La question est posée au vu des statistiques publiées pour la première fois par le ministre de la Justice. ‘’Cette rétrospective permet de montrer que les unions homosexuelles ont toujours été minoritaires et que leur part dans le total des pacs conclus n’a cessé de se réduire, pour tomber sous la barre des 10% en 2005, analyse LA CROIX ( le 11 octobre). Dans un premier temps, la création du pacs semble à l’évidence ‘’avoir répondu à une attente des homosexuels essentiellement masculins’’, qui sont à l’origine du tiers des pacs conclus en décembre 1999, premier mois d’application de la mesure. Mais, à ce même stade, les unions hétérosexuelles représentent 58% des pacs.

L’obscénité démocratique

de Régis Debray

Difficile et dense, il tire à boulet rouge sur le sommet de notre pensée unique. Pour lui la République est nue. Avec Nicolas Sarkozy, l’Etat finit de tomber de son piédestal -ce qui n’est ni complètement bon ni vraiment mauvais- mais souligne avec brio comment la République, si bien libérée de toute mise en scène, finit par sortir de scène tout court et par devenir ob-scène,selon le premier sens du mot. En effet il ne peut y avoir de pouvoir d’Etat sans théâtre, ors et ornements, justement sans piédestal rappelle Régis Debray -si si- ce que De Gaulle, traçant dans le « Fil de l’épée » le portrait d’un chef, nommait « prestige ».

Quand l’Asie exporte ses imaginaires (1/2)

Au tournant du XXIe siècle, le Japon est devenu le deuxième exportateur mondial de biens culturels, après les Etats-Unis. Performance inattendue pour un pays introverti, souvent considéré comme un imitateur plutôt qu’un créateur, et qui, à l’inverse de l’Occident, ne considère pas sa culture comme universelle, et n’a donc jamais songé à l’exporter à travers un réseau analogue à celui des Alliances françaises, des Goethe Instituts ou des British Councils. Mais aujourd’hui, les pouvoirs publics nippons voient dans les ‘’industries de contenu’’ un pilier essentiel de la nouvelle économie qui émerge au Japon après quinze années de crise, et un vecteur d’influence internationale qui l’aidera à sortir du statut de ‘’nain politique’’ où l’a relégué sa défaite de 1945. Le Japon n’est pas le seul pays asiatique à s’affirmer ainsi sur la scène internationale. La production cinématographique indienne est la première du monde en volume.

La langue, au cœur de la réforme scolaire :

Situation des maternelles et de l’école primaire Le Haut Conseil de l’éducation a remis fin août au président de la République un rapport particulièrement pessimiste sur la situation des maternelles et de l’école primaire. Quatre écoliers sur dix, soit largement plus du tiers, sortent actuellement chaque année du CM2 avec des difficultés de lecture, d’écriture et de calcul. Sur les 300 000 élèves ainsi abandonnés sans défense, 100 000 ne possèdent pas les moindres rudiments. Ce constat n’est pas nouveau : les premiers cris d’alarme ont près de dix ans. Il n’en reste pas moins que ce bilan d’échec honnête et courageux met en évidence une défaillance qui, quelles que soient les qualités des maîtres, est d’abord d’ordre pédagogique : la défaillance de l’enseignement de la langue, à une époque où la capacité à communiquer est devenues, plus que jamais, la condition du lien social. A qui la faute ?

Les Français s’expatrient de plus en plus en Asie

Qu’ils soient 1,3 millions ou 2,3 millions –le chiffre fait polémique depuis des années-, les Français qui s’expatrient forment une communauté qu’une enquête TNS Sofres, réalisée à l’occasion du salon Avenir international tente de décrypter. La motivation de ceux qui décident, un jour, de passer de l’autre côté de nos frontières : un enrichissement à la fois culturel, pécuniaire et professionnel. Pour la moitié de ces Français, « l’envie de quitter l’Hexagone » a aussi été déterminante, selon l’étude. Qui sont ceux qui ont sauté le pas ?

La sécurité sociale et ses problèmes : la loi de Financement de la Sécurité Sociale 2008…

L’aggiornamento de l’assurance maladie doit reposer sur deux principes simples : ne priver personne de l’accès aux soins pour des raisons financières et ne rembourser que ce qui est médicalement utile. Tout doit en découler : la réforme du financement, l’organisation du système de soins, les mécanismes de maîtrise des dépenses et le rôle des régimes obligatoires et complémentaires. C’est visiblement plus facile à dire qu’à faire.

Travailler plus pour vieillir mieux

La vérité se lit dans la démographie. La France vieillit et cela a deux conséquences : sur les coûts de la retraite et ceux de la santé, qui ne vont pas cesser d’augmenter, en fin de vie notamment. A ce double défi, il n’y a qu’une vraie réponse : l’accroissement de la production de richesses, donc du travail, son allongement dans l’année comme dans la vie entière. Sans travail en plus, sans croissance, le modèle social, à bout de souffle, explosera sous le poids de la dette. Or le manque à gagner n’est pas si colossal : 12 milliards de déficit sur 380 milliards de dépenses ne font qu’un peu plus de 3%.

Le point de croissance des PME

Nicolas Sarkozy a donc décidé de détaxer les heures supplémentaires. La mesure est entrée en vigueur le 1er octobre. Les salariés vont-ils pouvoir aussitôt en profiter ? Mais non. Pas seulement parce que la croissance serait insuffisante, c’est que l’on a à nouveau fabriqué une usine à gaz pour n’avoir pas voulu mettre fin à la dictature des 35 heures – qui pèse davantage sur les PME que sur les grandes entreprises ! En outre, si le dispositif du « bouclier fiscal » amende l’ISF des grandes fortunes, cet impôt démoralisant continue de punir les petits patrons, mal payés de leurs efforts. Enfin, malgré le succès, menacé par les tribunaux, du contrat nouvelles embauches (CNE), le marché du travail reste gelé par une législation contraire à l’emploi.

Le développement durable : une idéologie ? Entre sécurité, peurs et catastrophes (2/2)

Par ailleurs, nos sociétés semblent développer une sorte d’ « addiction à la peur » au sein d’un univers aseptisé. La recherche de sensations fortes devient une règle pour une intensification du rapport au monde ou pour une affirmation de soi. On « joue à se faire peur ». Le principe de précaution offre un riche terrain à de tels comportements, où la moindre rumeur confortée par la méfiance à l’égard des décideurs (« on » nous cache tout) déclenche de véritables paniques.

Le développement durable : une idéologie ? Entre sécurité, peurs et catastrophes (1/2)

Principe de précaution et instrumentalisation des peurs En 1992, la déclaration finale du sommet de la Terre de Rio où le développement durable est intronisé sur la scène internationale, affirme qu’ « il est nécessaire de limiter, d’encadrer ou d’empêcher certaines actions potentiellement dangereuses sans attendre que ce danger soit scientifiquement établi de façon certaine », fondant ainsi le principe de précaution selon lequel il est préférable de s’abstenir d’agir lorsque les conséquences d’une action peuvent être « graves » et « irréversibles ». Mais ce principe soulève nombre de questions : comment identifier la probabilité d’occurrence des risques et leur gravité lorsqu’il est indéterminé ? D’ailleurs, au moment d’une décision qui engage la collectivité, comment déterminer les « meilleures » combinaisons alors que les tiers absents (par leur absence, précisément) ne peuvent rien dire de leurs attentes ?