Blog politique blog politique

L'ISF joue les prolongations.

"... On a surtout créé les bonnes œuvres de l'ISF, en soustrayant à l'impôt payé une partie des dons affectés les associations caritatives, à des fondations d'utilité publique, ou à des investissements dans les fonds dédiés aux PME, d'après les chiffres disponibles cela réduirait d'au moins 25 % le rendement de l'ISF (ce qui, montre que le contribuable préfère donner son argent à des œuvres ou même à des fonds collectifs sans garantie plutôt qu'à l'état...). Mais cela n'est pas sans conséquences, car tous les destinataires de cet argent sont en train de se transformer en relais d'opinion favorable au maintien de l'ISF puisqu'ils en sont les bénéficiaires. Loin de le faire disparaître, on justifie ainsi la prolongation d'un impôt désespérant."

|| aucun commentaire

Que gagnent véritablement les Français ?

"Dans les années 1982 - 1988, les dirigeants d'alors, prôné un SMIC pour tout le monde, et deux SMIC pour les autres….. Eh bien, nous y sommes : En 1983,1 instituteur au troisième échelon gagné 6000 fr. brut par mois, soit 61 % de plus que le SMIC, qui s'élevait à l'époque à 3773 fr. Fin 2008,1 professeur des écoles au même échelon gagne 1797 € bruts soit 22 % de plus seulement que le SMIC mensuel brut, qui est de 1472 €. (Ce qui explique sans doute le tarissement des vocations à l'enseignement, et la « smicardisation » des classes moyennes en France, où le salaire d'un bac +4 vos 22 % de plus que celui d'un salarié sans qualification). La situation professionnelle trois ans après l'obtention d'un diplôme montre les chiffres suivants : Pour un master pro et DESS : salaire médian 1820 € Pour un mastère 1 universitaire : salaire médian 1500 € Pour une licence générale : s'avère médian 1420 € remarque : nous y sommes un SMIC, deux SMIC pour tous..."

|| aucun commentaire

Combien de temps la crise et l'après crise ?

"Il faudra au moins trois ou quatre ans pour panser les plaies de la crise. Les pays industrialisés ne retrouveront pas avant 2011 leur niveau de production de 2008. La reprise exigera patience et persévérance. L'Europe est dit-on sortie de la récession, mais pour aller où ? Ne confondons pas rebond technique et reprise, laquelle implique un minimum de continuité. La notion même de reprise s'entend de cinq façons différentes : - tout d'abord le fait que la production, le PIB, progresse d'un trimestre sur l'autre et redeviennent positives après un déclin d'un à et demie constitue effectivement un redémarrage. - Malgré tout l'activité demeure encore inférieure de 4,3 % exactement à ce qu'elle était il y a un an. - Le troisième critère pour juger de la croissance est celui du chômage. À quel moment les économies les plus développés cesseront-elles de voir leurs files de chômeurs s'allonger ? Il faudra attendre la fin 2010. Ce n'est qu'à cette date la que la croissance effective devrait dépasser son rythme de croissance potentielle. - Mais même quand le chômage commencera à refluer la crise n'aura pas été effacé pour autant. On ne devrait retrouver à la fin de 2011 le niveau absolu d'activité qui prévalait auparavant. Retrouver le niveau antérieur de richesses produites annuellement est une chose, rattraper le temps perdu en est une autre. La sagesse populaire prétend que c'est impossible. Les économistes pensent curieusement le contraire. Les dégâts de la récession risquent en outre d'être bien durables voire irréversibles...."

Décembre 2009

|| aucun commentaire

Sécurité sociale : historique déficit

Le déficit de la Sécurité sociale pourrait atteindre 20 milliards d’euros à la fin de l’année. Comment financer cette dette abyssale, dont le quotidien Les Echos a récemment révélé l’ampleur ? La Cades (Caisse d’amortissement de la dette sociale) est vouée à disparaître en 2020 : impossible de lui transférer des déficits supplémentaires. Pas question non plus d’augmenter la CDRS (Contribution au remboursement de la dette sociale) : le gouvernement est opposé à toute hausse des prélèvements obligatoires. C’est pour l’instant la solution proposée par Edouard Balladur qui semble tenir la corde : créer une sorte de Cades bis qui financerait les nouveaux déficits dus uniquement à la crise (environ 60 milliards d’euros), via un emprunt d’Etat ou grâce aux créances détenues par la puissance publique auprès des banques. Autre solution : augmenter l’âge de départ à la retraite, comme l’ont fait la Finlande et les Pays-Bas. Mais la réouverture du chantier n’est pas prévue avant 2010 en France. Les parlementaires en débattront en juin, au pied du mur. Pourquoi tant de temps pour réfléchir sur le fond !

|| aucun commentaire

Friedman, Keynes...qui a raison dans la crise 2008-2009? Les dogmes de la réalité.

Depuis la stagflation des années 70, on disait Friedman vainqueur de Keynes. Or voilà que ce jugement semble remis en doute. Autrement dit qu'il faudrait pour sortir de la crise adopter les politiques préconisées par Keynes et rejeté celle de Milton Friedman.. La Grande dépression d'alors avait été provoqué par une consommation insuffisante. La solution qu'il préconisait, la stimulation de la consommation avec l'argent de l'État, découler de ce diagnostic. Elle impliquait la création de déficit budgétaire considérable dont Friedman a contesté l'efficacité (alors que pour Keynes, c'était les politiques monétaires qui étaient inefficaces) .. Malheureusement pour son héritage intellectuel, l'explication que Keynes donne de la crise des années 30 ne correspond pas à la situation de l'époque, comme de nombreuses recherches l'ont montré :. Elle ne correspond pas non plus à celle que nous vivons aujourd'hui. Comment pourrait-on évoquer la sous-consommation dans l'Amérique des années 2000, où le taux d'épargne était tombé à pratiquement zéro et les budgets fédéraux s'inscrivait nettement dans le rouge ? Les causes de la crise actuelle, nous le savons sont ailleurs : l'émission massive de créances hypothécaires de mauvaise qualité et leur incorporation dans des produits structurés, jointe à une politique monétaire trop longtemps expansionniste. L'administration américaine n'a plus qu'à se demander comment financer le système de santé universelle, la réduction des émissions de carbone, la réfection du système routier américain, le renflouement des firmes automobiles et les autres promesses du candidat Obama. Le déficit budgétaire et promouvoir. ... La stimulation budgétaire n'y aura contribué que marginalement et tardivement, tout en ayant fait exploser la dette que supporteront les contribuables américains. La conclusion de ces brefs rappels s'impose : les idées de Friedman sont plus que jamais d'actualité. Celle de Keynes, que rien valide n'ont été tiré de l'oubli que pour justifier des politiques colossalement dépensières. Leur acceptation par l'opinion publique représente le triomphe de l'illusionnisme politique.

Par florin Aftalion. (Professeur émérite à l'ESSEC).

|| aucun commentaire

Les contrats aidés en France

Nombre, mythes et réalités

«… Le « plan de Rethel » puise dans la boîte à pharmacie jospinienne supposée constituer le modèle social français. Un modèle qui sait à merveille conjuguer gaspillages et inefficacité. Le plus cinglant de ces rapports avait été remis au Sénat par la Cour des comptes en octobre 2006. La méticuleuse enquête de la Cour relevait l’ubuesque complexité des contrats aidés, l’illisibilité de mesures qui décourageaient les entreprises, et, surtout, la difficulté à mesurer l’impact réel de ces contrats qui, en 2005, avaient représenté une dépense de 5,6 milliards d’euros. Pour en faire l’inventaire, un glossaire s’avère nécessaire. Travaux d’utilité collective (1984), contrat de réinsertion en alternance (1987), contrat de retour à l’emploi (1989), contrat emploi-solidarité (1990), contrat emploi consolidé (1992), contrat initiative-emploi (1995), contrat emploi-ville (1996), contrat emploi-jeunes (1997), trajet d’accès à l’emploi (1998), soutien à l’emploi des jeunes en entreprises (2002), contrat d’insertion-revenu minimum d’activité (2003), contrat d’insertion dans la vie sociale (2003), contrat initiative-emploi rénové (2005), contrat d’avenir (2005) : autant de contrats utilisés, disait il y a un an Sarkozy, « pour améliorer artificiellement les statistiques avant de renvoyer, à la fin du contrat, les personnes en insertion, à la case départ, le RMI ou le chômage »… « Surtout, on constate qu’en moyenne un contrat aidé coûte autant à la collectivité nationale que le salaire moyen annuel d’un travailleur ne bénéficiant d’aucune aide ! Mais, comme il se traduit par une charge budgétaire supplémentaire, il entraîne un accroissement des prélèvements obligatoires qui provoque une hausse des charges salariales, et donc une menace pour l’emploi dans le secteur marchand !... »

Par Jacques Marseille In Le Point N° 1866 du 6 novembre 2008

|| aucun commentaire

CRISE ET AVENIR EN CONFIANCE : en 40 ans, la récession a été 6 fois moins longue que l’expansion

Par Michel Godet*

« …Avec le recul, la crise de 2008-2009 apparaîtra bien plus forte qu’en 1975, 1993 ou 2003. Les financiers attirés par l’appât de gains aussi faciles que déraisonnables (à deux chiffres pour une croissance réelle de l’économie à un seul chiffre) ont entraîné presque tout le système dans leurs pratiques aventureuses de prêts sans garanties revendus sous forme de titres aux rendements aussi élevés que les risques associés… …C’est la dette publique qui va augmenter, c’est-à-dire les traites supplémentaires et finalement des impôts différés pour les générations futures. Il ne sert à rien d’aider une entreprise en difficulté, il faut d’abord changer ses dirigeants et en l’occurrence les banquiers qui ont fauté… Les crises sont porteuses d’espoir à condition d’avoir le courage des réformes qui s’imposent et de ne pas céder à la tentation de la fuite en avant. A cette condition, nous sommes confiants pour l’avenir des économies occidentales (…), c’est la leçon de l’histoire des fluctuations économiques.(...)"

Lire la suite de cet article || aucun commentaire

Sécurité sociale : historique déficit

Le déficit de la Sécurité sociale pourrait atteindre 20 milliards d’euros à la fin de l’année. Comment financer cette dette abyssale, dont le quotidien Les Echos a récemment révélé l’ampleur ? La Cades (Caisse d’amortissement de la dette sociale) est vouée à disparaître en 2020 : impossible de lui transférer des déficits supplémentaires. Pas question non plus d’augmenter la CDRS (Contribution au remboursement de la dette sociale) : le gouvernement est opposé à toute hausse des prélèvements obligatoires. C’est pour l’instant la solution proposée par Edouard Balladur qui semble tenir la corde : créer une sorte de Cades bis qui financerait les nouveaux déficits dus uniquement à la crise (environ 60 milliards d’euros), via un emprunt d’Etat ou grâce aux créances détenues par la puissance publique auprès des banques. Autre solution : augmenter l’âge de départ à la retraite, comme l’ont fait la Finlande et les Pays-Bas. Mais la réouverture du chantier n’est pas prévue avant 2010 en France. Les parlementaires en débattront en juin, au pied du mur. Pourquoi tant de temps pour réfléchir sur le fond !

In Le Point du 23 avril 2009

|| un commentaire

La valeur de la France est estimée à...

La valeur de la France est estimée à 12 513 milliards d’euros.

En trente ans, la valeur des actifs détenus par les ménages, les entreprises et l’Etat a été multipliée par deux, en termes réels.

In Le Figaro Economie du 27 Mars 2009

|| aucun commentaire

Il ne faut pas occulter la dimension criminelle de la crise financière

« Tout le monde ou presque semble avoir occulté le fait que le monde occidental avait déjà vécu dans les années 1980-1990 deux grandes crises financières à forte « odeur criminelle » »

In Le Figaro, by Jean-François Gayraud et Noël Pons, le 16 décembre 2008

|| aucun commentaire

BOURSE : la chute des poids lourds

Evolution des valeurs du CAC 40 du 1/1/2008 au 30/12/2008 (en pourcentage) Dexia - 78,63

Renault - 79,58

Peugeot - 75,46

Alcatel-Lucent - 68,57

Arcelor-Mittal - 66,44

Veolia Env. - 64,03

Crédit Agricole SA - 63,74

Lafarge - 63,04
(...)

Lire la suite de cet article || aucun commentaire

La troisième révolution énergétique

Essai par Anne LAUVERGEON et Michel-Hubert JAMARD

« Une troisième révolution énergétique est à entreprendre. Celles du charbon puis du pétrole conduisirent à la conquête de la Terre, de ses espaces, de ses richesses. Fondée sur l’impérieuse nécessité de protéger notre planète, la révolution à conduire d’urgence passe par des modes de production d’énergie favorisant une croissance, plus juste, plus responsable, plus durable. Ne diabolisons par l’énergie nucléaire et n’oublions pas non plus les nouvelles énergies (solaires, éoliennes, biomasse…).(...)"

Lire la suite de cet article || aucun commentaire

Ne pas confondre polluants et gaz à effet de serre

Selon Marielle Court "Vous êtes plutôt CO² (gaz carbonique) et CH4 (méthane) ou NOx (oxydes d’azote) et SO² (dioxyde de soufre) ? Pour ceux qui ont quelque peu oublié leurs lointains cours de chimie, voici une petite explication : les premiers sont des gaz à effet de serre responsables du réchauffement, les seconds des polluants atmosphériques. Les uns ont un impact direct sur le climat et indirect sur la santé, alors que c’est le contraire pour les autres. Selon l’OMS, 3 millions de personnes sont victimes chaque année de la pollution atmosphérique, soit 5 % des décès. Les gaz à effet de serre peuvent néanmoins avoir des impacts sanitaires indirects : en France, les autorités ont évalué à 15 000 le nombre de décès liés à la canicule de 2003."

Lire la suite de cet article || aucun commentaire

Politique Agricole Commune (PAC)

Bilan de santé 20 novembre 2008

"La décision consacre la disparition progressive des quotas laitiers et le transfert d’une partie des aides aux producteurs vers le développement rural.

Le contenu de l’accord obtenu à Bruxelles peut paraître sans surprise. En effet, tant la suppression des quotas en 2015, après une ultime période d’augmentation annuelle continue de 1 % , que l’accentuation de la modulation permettant à chaque Etat membre de renforcer ses programmes de développement rural étaient en partie connues. Mais elles restaient loin d’être acquises d’avance… Ainsi, certains Etats membres à forte capacité de production, tels que l’Italie ou les Pays-Bas, souhaitaient que la suppression des quotas laitiers soit applicable de suite. L’échéance a bel et bien été maintenue, et afin de tenir compte de l’augmentation substantielle de la demande, le volume global des quotas progressera de 1 % par an durant les cinq dernières années d’application du système." (...)

Lire la suite de cet article || aucun commentaire

Oser l’innovation

Selon André-Yves Portnoff, "L’heure est grave, affirme-t-il, diagnostiquant un cruel déficit d’innovation technique et organisationnelle. Les conséquences économiques et sociales pourraient se révéler de plus en plus lourdes, faute d’investissement suffisant des grands groupes et de vision de long terme en matière industrielle." (...)

Lire la suite de cet article || aucun commentaire