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« POUR VAINCRE LE CHOMAGE ET LA PAUVRETE, IL FAUT DES RICHES » : Explications, chiffres révélateurs par JP. DELSOL et N. LECAUSSIN

«… Les riches d’aujourd’hui sont aussi ceux qui créent des emplois dont nous avons tant besoin. Le classement des fortunes de France est édifiant. Sur 500 plus grandes fortunes professionnelles recensées en 2011, moins de 60% figuraient dans le classement il y a quinze ans. Preuve que l’on peut très bien perdre de l’argent et devenir riche en seulement quelques années.
Ces fortunes importantes sont le résultat du succès de grandes entreprises et représentent des centaines de milliers d’emplois et aussi des milliards d’impôts pour l’Etat. Les dix premières fortunes de France font vivre 700 000 salariés! Si l’on compte les emplois créées par la totalité des 500 fortunes professionnelles du classement, nous arrivons à des millions d’emplois.
Alors que doit-on faire? Redistribuer leur fortune qui représente 14% du PIB? c’est à dire 272 milliards d’euros? partager cette somme entre les 8.2 millions de pauvres recensés par l’INSEE en 2010?.
Sur les 500 fortunes de France, il y a Xavier Niel, actionnaire de d’Iliad-Free et fondateur de la Freebox. Parti de rien, il y a dix ans, il est devenu aujourd’hui la 12ème fortune de France en permettant aux plus pauvres de mieux accéder au téléphone mobiles avec des tarifs accessibles à tous. Aurait-il tenté cette aventure s’il n’avait rien gagné à titre personnel, compte tenu d’un niveau de taxation confiscatoire?
Bien plus, chaque fois que l’Etat a augmenté le niveau d’imposition des revenus de manière excessive, soit dans les périodes 1922-1924, 1936-1937, 1981-1985, le produit de l’impôt payé par les plus riches a baissé, parce qu’ils se sont organisé autrement, ils sont partis à l’étranger, ils ont arrêté de travailler…
Dans ces périodes où l’impôt a pu frapper 90% des revenus des célibataires, ce sont les classes moyennes qui ont été mises un peu plus à contribution pour boucler les budgets publics exubérants. Il ne s’agit pas de favoriser les riches mais de développer la richesse qui n’existe nulle part où il n’y a pas de riches. Il ne s’agit pas d’avantager les riches, de les taxer moins pour leur faire des cadeaux, mais plutôt d’abaisser la pression fiscale pour que la richesse de tous soit plus grande et celle de la collectivité aussi.
Car lorsque l’impôt est raisonnable, il rapporte plus; lorsqu’il et simple et transparent, il entrave moins l’économie; lorsqu’il est aussi neutre que possible, il libère les initiatives et les talents. Aussi vaut-il mieux que le système, et notamment la fiscalité ne défavorise pas les riches en soi, mais plutôt, le cas échéant, ceux qui gaspillent leur argent, qui ne le valorisent pas.
les riches sont constitutifs de la société en ce sens qu’une société qui bannit les riches s’appauvrit elle-même.
Les riches sont nécessaires et contribuent à la richesse générale des sociétés civilisées, c’est à dire des sociétés où l’on ne devient pas riche en pillant son environnement mais en le travaillant, pas en exploitant des esclaves mais en proposant du travail à des hommes, pas en considérant hors du droit mais en restant soumis au droit commun.
Faire partir les riches en les taxant encore plus, c’est tuer l’emploi en France. Au-delà d’un certain niveau, augmenter l’impôt des riches, c’est appauvrir les pauvres… »

By Jean Philippe DELSOL et Nicolas LECAUSSIN in « Le Figaro » du 02 Mars 2012

Le blog : Nous avons voulu reprendre quasi intégralement cette explication, claire et simple… Les chiffres parlent d’eux même.
Merci aux auteurs.

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