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Les guerres perdues de l’Occident

Les guerres qu’ils livrent depuis le 11 septembre 2001 sont mal engagées. Les Américains en Irak, l’Otan en Afghanistan, les Israéliens au Liban ont découvert « l’Insurgé innovant », c’est-à-dire le Faible rebelle qui, face au Fort occidental, ne cesse d’innover, de contourner l’adversaire, de miner ses certitudes, de développer de nouvelles stratégies qui, au bout du compte, rendront la poursuite de la guerre trop coûteuse pour le Fort et le contraindront à jeter l’éponge. L’ insurgé new look prolifère sur le terreau de l’hostilité à la globalisation occidentale, tout en tirant profit des opportunités offertes par cette même mondialisation.

Dans leur essai en forme de réflexion stratégique, Jean-Marc Balencie (docteur en sciences politiques) et Arnaud de La Grange (Grand reporter au Figaro, où il a tenu ces dernières années la rubrique Défense) nous expliquent comment cet « Insurgé innovant » parvient à neutraliser le principal atout dont dispose l’Occident, du moins les Etats-Unis : la puissance militaire. Pour cela, il livre une guerre de « quatrième génération » (« G4G ») qui, contrairement aux précédents conflits de l’histoire moderne, ne vise plus à détruire l’ennemi mais à lui faire prendre conscience de l’inutilité de la poursuite de son combat. L’attentat suicide à la voiture piégée, qui combine de façon effroyable la détermination implacable et le bricolage artisanal, en est l’illustration. Pour les armées et les responsables de la sécurité d’Europe et des Etats-Unis, le défi stratégique est capital. Les auteurs nous expliquent que la guerre de « quatrième génération » ne s’arrête pas à la lutte contre al Qaida. En intervenant à tort et à travers, l’Occident a exposé ses faiblesses et donné des signes de son déclin. De la Chine au Nigeria et du Venezuela à l’Iran, la leçon n’a pas été perdue. En 1990, les Occidentaux sortaient triomphants de la guerre froide et pensaient imposer au monde entier la démocratie et le marché. Moins d’une génération plus tard, leurs valeurs n’ont jamais été aussi contestées. Les auteurs nous expliquent que sans un aggiornamento stratégique visant à réhabiliter la puissance dans sa dimension dissuasive, l’avenir s’annonce terriblement inquiétant.

In Le Figaro, le 30/04/2008 par Luc de Barochez

Une réponse de “Les guerres perdues de l’Occident

  1. x-tetripolitikk-x

    Bonjour je suis une eleve de premiere S du lycée Mousseron !
    Ma classe et moi nous avons chacun un blog politique et notre professeur aussi ! Alors sa serai bien si vous pourriez venir sur nos blog venir debattre et discuter avec nous tous !
    Sa serai tre sympa !!
    Alors je vous di a biento je lespere !

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