La famille (1) : les bouleversements se confirment
Une institution en pleine mutation : la révolution des mœurs entamée dans les années 70 poursuit une onde de choc et secoue le modèle familial français : le couple marié avec les enfants incarnant la norme est fortement concurrencé par les unions libres, la montée en puissance des familles monoparentales ou recomposées.
La famille (2) : divorce et famille recomposée
Les foyers recomposés s’installent dans le paysage : plus d’1 enfant sur 10 connaît cette expérience.
La famille (3) : la parenté tardive encore en marge
Contre tout attente et en dépit du discours médiatique, la « parenté tardive » (avoir un enfant biologique à 40 ans ou plus pour les femmes et 45 ans ou plus pour les hommes) reste marginale.
La famille (4) : une révolution anthropologique
Les transformations de la cellule familiale et les technologies de la procréation bouleversent systèmes de parenté et cultures. Marcel Gauchet (philosophe, directeur d’études à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, et rédacteur en chef de la revue « le débat ») dans la revue le débat de fin 2004 affirme que nous vivons une véritable « révolution anthropologique ».
La Famille (5) : les métamorphoses de la famille occidentale
Après mai 1968, il y a dissociation radicale de ce que le christianisme associait : hétérosexualité, fidélité, monogamie, cohabitation et procréation.
La Famille (6) : à l’heure de la revendication de l’homoparentalité
Comme structure protectrice, la famille résiste : c’est si vrai que les couples homosexuels aspirent à la reconnaissance de ses codes et de ses rites.
Entre tabous et interdits n°1 : la Fin des tabous
De la bible à la psychiatrie contemporaine en passant par le théâtre grec, la constante des tabous s’impose : la prohibition de l’inceste et du parricide, l’intangibilité des sépultures, la sacralisation de la vie donnée et reçue, le respect de la loi, l’autorité de la justice, l’ascendant terrible de la sanction, la délimitation entre l’espace public et la sphère de l’intime, préservée par la pudeur, sont les principes fondamentaux de la vie sociale.
Entre tabous et interdits n°2 : la montée des interdits
Dans nos démocraties dites développées les tabous (d’ordre anthropologique) ne cessent de reculer et les interdits (d’ordre juridiques) ne cessent de progresser.
Entre tabous et interdits n°3 : nouveaux comportements de société
Cette tension intolérable entre le déclin des tabous et la montée des interdits rend nos sociétés instables et leurs membres en proie à de terribles névroses. Pour preuve la consommation de psychotropes qui concerne 1 assuré social sur 4 et le niveau de cette consommation : en 2003 ont été consommés 15 millions de boîtes de Stilnox (somnifère), 11,5 millions de Deroxat (antidépresseur) et de 8,5 millions de Temesta (anxiolytique)…
Précarité, vous avez dit précarité ?!
En estimant que la précarité dépend plus du contrat de travail que de l’attitude des individus, on pousse ces derniers à se comporter en victimes. Le contrat première embauche (CPE) et le contrat nouvelle embauche (CNE) ont immédiatement relancé la polémique sur la précarité des salariés. En proposant aux jeunes un contrat de travail révocable à tout moment au cours des deux premières années, on ne leur offre qu’une situation précaire… Qui peut dire le contraire ? Et ce n’est pas en affirmant qu’on est moins en précarité avec un contrat CPE dans une entreprise en bonne santé qu’avec un contrat CDI dans une entreprise en difficulté, qui va rassurer.

