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Le prophète du retour de Dionysos: synergie entre la raison et les sens

Depuis vingt ans, Micjel Maffesoli analyse l’idéal communautaire de la société contemporaine. En cherchant un équilibre entre l’intellect et l’affect, équilibre qui fut selon lui stigmatisé pendant toute la modernité, mais présent dans la pensée organique des sociétés traditionnelles, il retrouve dans les jeunes générations cette « synergie entre la raison et les sens ».

Des marxistes sur les pas de Saint Paul.

Plusieurs penseurs d’extrême gauche, dont le slovène Slavoj Zizek, en quête de références universelles, en viennent à s’inspirer du christianisme. Une démarche paradoxale.

Les racines chrétiennes, un débat passionnant

« Quand notre monde est devenu chrétien » explique la naissance de la civilisation occidentale. Les lecteurs apprécient ce type d’ouvrage de référence.

Commission "Attali" : un rapport d’un autre âge…

Dans cet épais document, bourré de lieux communs et de provocation sous couvert d’expertise, quelques propositions spectaculaires cachent cependant – est-ce volontaire ? – une véritable révolution peu commentée.

l’Europe marginalisée

Les Relations Union Européenne- Russie- Etats-Unis excluent de plus en plus l’Europe Aujourd’hui, les relations entre l’Union européenne, la Russie et les Etats-Unis reposent, d’après Thomas Gomart, sur l’équation suivante : « vigueur de l’action américaine en Europe et aux marches de la Russie + durcissement intérieur et extérieur de la politique du Kremlin = marginalisation de l’UE ». D’après le directeur du centre Russie/Nouveaux états indépendants à l’Institut français des relations internationales (IFRI), l’Union européenne n’a pas su « anticiper le retour des logiques de puissance observées depuis le début de ce siècle ». Sous George W. Bush, l’Amérique a choisi « une voie très éloignée du soft power cher aux Européens ».

Tchétchénie : Actualité et Devenir…et toujours la Russie

Ramzan Kadyrov n’est pas seul maître à bord à Grozny, loin de là. Grâce aux moyens financiers substantiels dont il dispose, il est capable d’améliorer le quotidien matériel de ses concitoyens ; mais son influence politique et militaire locale demeure minime. Sa présence au pouvoir réside dans sa capacité à entretenir le statu quo sur le terrain, il ne décide pas des grandes orientations.

Encore sur la Russie

La Russie conditionne une bonne part du projet européen par son influence énergétique, politique et stratégique. Désormais, elle est sortie de la logique d’assistance dans laquelle l’Union européenne l’a longtemps enfermée. Cette logique valorisait l’Europe mais était inadaptée à un pays qui affiche aujourd’hui la troisième réserve mondiale de changes et des ambitions internationales. Selon Thomas Gomart, cette relation « ne peut plus être envisagée sous le prisme étroit de l’APC (Accord de partenariat et de coopération), du « dialogue énergétique » ou des « quatre espaces », c’est-à-dire sous le seul prisme des mécanismes institutionnels et des sommets semestriels ». Il poursuit en notant l’urgence de « reconnecter la politique russe de l’Union européenne aux enjeux régionaux (impact sur le voisinage commun), transatlantiques (impact sur la sécurité européenne, qui continue à dépendre du degré et de la nature de l’implication américaine) et globaux (impact sur l’Asie centrale et les échanges avec la Chine, l’Inde ou l’Iran) ». Cependant, l’Union européenne ne doit pas choisir entre les Etats-Unis et la Russie mais « éviter que ces deux pays ne choisissent pour elle ». Sans verser dans une vision simpliste de « condominium » ou de « retour de la guerre froide », Thomas Gomart poursuit en soulignant que «l’Union européenne doit s’adapter aux conséquences des logiques de puissance.

La guerre des gauches

Cette gauche de la gauche, comme ils aiment à se qualifier, a le vent en poupe. Dans toute l’Europe continentale, en effet, la globalisation libérale entraîne un accroissement des inégalités, et une prolétarisation d’une partie de la classe moyenne qui bascule dans la contestation radicale du « système ».

La fin du mariage ?

Les derniers chiffres sur la démographie française en 2007, publiés le 15 janvier par l’Insee, placent la France en tête des pays européens en matière de taux de fécondité avec 1,98 enfant par femme. Notre pays tient tête pour la deuxième année consécutive à l’Irlande. Jean-Philippe Cotis, directeur général de l’Insee, qualifie la France de «îlot de fécondité ». Gérard-François Dumont, géographe, professeur à l’université Paris-IV, tempère en indiquant que « nous restons encore en dessous du seuil de renouvellement des générations, qui est de 2,1 enfants par femme ». Et de rajouter que « par ailleurs, il faut savoir que ce chiffre tient surtout à la fécondité des femmes des Dom-Tom et de celles issues de l’immigration. Néanmoins, un tel taux de fécondité prouve l’importance de la politique familiale menée en France. En comparaison, dans les pays de l’Est où de telles aides sont quasi inexistantes, les taux de fécondité sont très faibles ; même la très catholique Pologne ne dépasse pas les 1,3 enfant par femme. » Les Français ont le taux de fécondité le moins bas en Europe, mais la majorité des naissances a lieu désormais hors mariage.

La fracture identitaire

Yvan Rioufol dit dans son bloc-notes au Figaro tout ce qui ne se dit pas. Son livre est bien dans l’esprit de ses chroniques : il parle tout haut de la fracture identitaire qui ébranle tout bas le fragile équilibre de la nation héritière d’une vieille histoire partagée. Aïe ! I »dentitaire », « nation » ! Aïe, aïe, aïe !!! Et bien non. Comme à son habitude la plume brillante d’Yvan Rioufol traite d’un sujet épineux avec une classe intellectuelle qui réveille nos consciences de citoyens et nos envies d’appartenir à un destin qui nous dépasse et nous réunit. Il démontre que poser la question du destin collectif de la nation n’est pas dégradant et qu’on doit pouvoir le faire autrement qu’en se bouchant le nez. Nos hommes politiques doivent poser les règles claires de gestion de l’hétérogénéité culturelle tout en offrant aux nationaux une continuité historique dans laquelle ils pourraient continuer de s’inscrire. On doit pouvoir aimer la France sans honte pour en faire la patrie d’adoption des nouveaux venus…