La France malade des mots
Admirez les Diafoirus ! Penchés sur la France, pompeux et sondomanes. Marianne, dit l’un, souffre de l’Euro fort. De l’Euro faible, rétorque l’autre. Nul doute, c’est de l’immigration. Non point, nous manquons d’Etat. Allons, nous en avons trop. La faute aux importations, vous dis-je. A l’Europe. Aux technocrates. Aux patrons. A l’affaissement de la gauche. A l’anémie intellectuelle de la droite. Hélas, tous s’accordent : la France a mal à la France, la fièvre s’est emparée de l’esprit public, elle grimpe.
A mon tour, je me risquerai à un diagnostic : notre nation n’est malade que d’ignorance et pourrait guérir par la connaissance. Comment cela ? Et oui, elle se relèverait au prix de l’effort qui, en politique et en économie, s’appelle la connaissance des faits. Ignoreriez-vous que les faits dans la lunette cathodique intéressent moins que les opinions ?

