Blog politique

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Effets de la nouvelle tyrannie du conformisme : pensée unique, précaution…mais où va-t-on ?

"Ce fut une erreur, ce principe de précaution inscrit dans la Constitution en 2005. Depuis, l’Etat-mamma ne cesse de se rendre ridicule et insupportable, en s’effrayant de l’aléa et en multipliant les interdits. Les excès de prudence sur la grippe A coûteront une fortune en vaccins inutiles. Les automobilistes, eux, sont devenus des délinquants en puissance tandis que la vraie criminalité prospère. Cette idéologie d’un monde aseptisé a conduit à décréter, après la tempête Xynthia sur les côtes atlantiques, des destructions de maisons suscitant la fronde des sinistrés contre le gouvernement. La France ankylosée n’avait pas besoin de cette nouvelle tyrannie. Ce monde craintif, encouragé par un pouvoir qui se donne à bon compte un rôle de protecteur, est une régression. Comment concevoir progrès et innovations, ces caractéristiques de la société occidentale, dans ce climat anxiogène où tout est fait pour surprotéger, infantiliser, abrutir ? Ce totalitarisme soft, qui met des libres choix sous contrôle au nom de la sécurité, est d’autant plus inopérant qu’il ne sait pas répondre aux réels problèmes qi fragilisent la société. Par ses excès émotifs, le principe de précaution pourrait bien devenir détestable, tout comme le conformisme moderne dont il est produit. La révolte des Vendéens et des Charentais contre le gouvernement, accusé de brutalité et d’aveuglement dans sa volonté de détruire 1 510 maisons situées en « zones noires » après la mortelle tempête du 28 février, prend valeur de symbole. Il est loisible de voir dans cette chouannerie un refus de l’envahissant Etat infirmier, directif, dénué de bon sens. A quand l’Etat audacieux et responsable ?" « Il existe des formes subtiles de dictature », a expliqué Benoît XVI dans une homélie. « Le conformisme oblige à penser comme tous les autres, à agir comme tous les autres. » Une réalité qui conduit à « une agression subtile – ou moins subtile – contre l’Eglise ».

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La Grèce prise au piège de ses incohérences

"A force de frauder, les Grecs ont ruiné l’Etat. Aujourd’hui, ils se défient de tout : de leurs dirigeants, de l’Europe qui se porte à leur secours, de leurs voisins… La foule qui manifeste ne semble pas prête aux efforts qu’exige le sauvetage du pays de la faillite."

François Hauter, in Le Figaro, le 11 février 2010

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La question de la nation est trop importante pour être mal posée

"Le monde extérieur qui regarde l’Union européenne comme un syndicat d’impérialistes décadents qui font vertu de leur impuissance. Nous ne les ferrons mentir que si nous sayons accrocher les nations à l’Europe et l’Europe aux nations."

Pierre Manent, in Le Figaro, le 4 février 2010

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Du bon usage de l’écologie

"Le moyen d’en sortir serait, comme on dit, d’en revenir aux « fondamentaux » : la priorité supérieure reste le développement. La discipline environnementale comme l’intérêt général bien compris commandent qu’il soit durable. Et les exploiteurs de fin du monde ne pourront pas grand-chose contre l’attachement de chacun à ses fins de mois."

Favilla, in Les Echos, 9 et 10 avril 2010

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C’est quoi l’Europe

« Nul ne peut ignorer que l’Europe, avec ses langues multiples, ne sera jamais les Etats-Unis. Nul n’ignore non plus que si les cultures européennes se sont interpénétrées depuis l’Antiquité romaine, elles ne s’en sont pas moins toutes construites, de la Renaissance au XXème siècle, autour de l’idée de l’Etat nation. Mais le manque d’unité du continent s’impose avec non moins d’évidence quand on mesure les fossés culturels qui traversent ses peuplent, de l’ouest à l’est, du nord au sud. Ces peuples partagent certes les mêmes valeurs - au demeurant universelles –, mais ils divergent beaucoup plus que les Etats américains par les héritages culturels, les systèmes institutionnels et juridiques, les modèles économiques, les visions du monde, les zones d’influence et les fins. » Peut-on espérer harmoniser les politiques économiques et financières ? Voici une belle définition, précise…qui éclaire parfaitement les problèmes de la perspective de l’Europe."

by Alain-Gérard Slama, in Le Figaro, le 12 mai 2010

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Vive l’inflation et le contrôle des changes : le FMI devient iconoclaste

"A la faveur de la crise, Dominique Strauss-Kahn et Olivier Blanchard, l’économiste du Fonds, s’attaquent à l’idéologie dominante depuis vingt ans Longtemps considérée comme une illusion perverse, l’inflation pourrait-elle rendre notre sort meilleur, au même titre que la musique adoucit les mœurs ? Olivier Blanchard, l’économiste en chef du Fonds monétaire international, suggère ainsi aux banques centrales de relever à 4%, au lieu de 2%, leur objectif d’inflation. Dans un document qui se veut fondateur (Repenser la politique économique), le Français pose deux questions concrètes : « Les coûts nets de l’inflation sont-ils plus élevés avec un taux de 4%, par exemple, qu’avec la cible actuelle de 2% ? Est-il plus difficile de contrôler les anticipations (des agents économiques) à 4% qu’à 2% ? » La stabilité des prix, la libre circulation des capitaux, tout comme le retrait des Etats de la vie économique, constituaient le credo des organisations financières internationales et des gouvernements du G7. Ce qu’on a appelé « le consensus de Washington », selon l’expression créée en 1989 par l’économiste John Williamson. Ce corps de doctrine a servi de grammaire à la mondialisation qui a germé dès que la guerre froide a pris fin. Va-t-il s’effacer ? « Ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent » expliquait Edgar Faure pour justifier ses nombreuses volte-face sous la IVe et la Ve République. Pour sa part, Olivier Blanchard ne fait que tirer les leçons de la bourrasque qui secoue la planète économique depuis deux ans. Ainsi, les banques centrales ont-elles dû ramener leurs taux d’intérêt à zéro pour lutter contre la dépression. « Si elles avaient pu le faire, elles les auraient abaissées plus…de 3% à 5% encore pour ce qui est des Etats-Unis » souligne-t-il. Il est évidemment impossible d’avoir des taux négatifs : « Une inflation faible limite (don) les marges de manœuvres de la politique monétaire face à une récession déflationniste. » Ollivier Blanchard revendique l’étiquette de « néo-keynesien ». Il ne s’inquiète pas moins qu’il ait fallu recourir à des plans de relance budgétaires aussi massifs pour sortir de l’ornière. Les experts du FMI ne sont pas les seuls à prôner un surcroît d’inflation. Kenneth Rogoff, professeur à Harvard et ancien chef économiste du FMI, conseille à la Fed, la banque centrale américaine, d’opter pour un objectif d’inflation de 5% à 6% pendant quelques années, dans le but d’alléger le poids réel de la dette publique. Un argument que les économistes actuels du Fonds se gardent bien de mettre en avant !"

mars 2010

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La France conforte sa place de 5ème exportateur mondial (2009)

Le déficit" commercial français s’est réduit à environ 43 milliards d’euros en 2009. Aéronautique, énergie, agroalimentaire et pharmacie ont soutenu les exportations."

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Claude IMBERT juge MITTERRAND et CHIRAC en mai 2009

"Les sondages dégoulinent de nostalgie pour MITTERRAND et CHIRAC qui auront bercé, 25 ans durant, une longue sieste nationale."

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A propos de la grippe

Par addiction à la sécurité, au confort, au bien-être, et nostalgique de dangers qui n’ont plus cours, il est bien naturel que, pour nous, cette épidémie pourtant bénigne devienne le motif d’une grande peur et soit une grande fascination. (par Chantal Delsol, In Le Figaro, en septembre 2009).

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A propos de la taxe carbone

Qu’un gouvernement cherche à faire la morale, c’est son droit. Qu’il cherche à gérer au mieux les finances du pays, c’est son devoir. Mais qu’il se serve d’une morale de bardes écologistes pour boucher les trous du budget est regrettable et dangereux. (par Yves de Kerdrel, in Le Figaro de septembre 2009).

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La crise du PS

La crise du PS provient d’une absence de perspectives intellectuelles. Mais le PS ne mourra pas, car la nature politique a horreur du vide. La droite est devenue le parti du mouvement, au détriment de la gauche, incapable aujourd’hui de penser l’ordre politique. (par Marcel Gaucher).

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A propos du système éducatif français

Le désastre éducatif que connaît la France apporte une autre démonstration : pédagogisme, égalitarisme, ces marques du progressisme ont interdit aux déshérités de s’enrichir d’une transmission des savoirs, pour les transformer en clones dociles et manipulables. (par Yvan Rioufol, en septembre 2009).

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EUROPE : compétences limitées, épuisement de sa culture… et pourtant indispensable

La France et l’Allemagne ne sont pas prêtes à renoncer à une parcelle supplémentaire de leur pouvoir politique. Les Britanniques choisissent le grand large, les Néerlandais choisissent les Britanniques. Les Belges basculent dans le chaos politique et les Italiens dans l’autodérision. Pas étonnant, dans ces conditions, que l’Europe soit de plus en plus perçue comme une étoile morte. (Les illusions perdues de Jean Louis BOURLANGES : les vraies compétences de l’Union européenne sont tragiquement limitées, in Le Point, mai 2009).

De Jean François MATTEI, dans « Le regard vide » (Flammarion, 2007), qu’il sous-titre lui-même « essai sur l’épuisement de la culture européenne » : Il montre bien en quoi nous avons assisté à « un aveuglement du regard » : de critique il est devenu autocritique ; d’ouvert, il est devenu mou ; d’assuré de son mouvement, il est devenu bougeotte sur lui-même ; de spirituel, il est devenu procédural.

Nicolas BAVEREZ juge l’Europe impuissante et indispensable : « Économiquement, l’Europe est partout alors que politiquement, elle n’est nulle part ».

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Les entreprises de demain

Les entreprises, quel que soit le scénario, devraient être amenées à jouer un rôle encore croissant dans l’économie de demain. La prévention et la gestion du capital humain deviendront des éléments majeurs de la productivité. (De Cécile LAISNEY, in Futuribles international 2009)

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INTERNATIONAL : Iran, Chine et Afrique, Islam

A propos de la révolution iranienne Trente ans après la révolution de 1979, qui marqua le début du XXIème siècle avec le retour de la religion au premier rang de l’histoire, l’Iran connaît un nouveau soulèvement déclenché par la fraude massive organisée pour forcer la reconduction de AHMADINEJAD à la présidence de la république. Cette révolution iranienne comporte peut-être une dimension historique, en marquant la première pierre d’une réconciliation possible de l’Islam avec la modernité et la liberté. (par Nicolas Baverez, in Le Figaro juillet 2009).

Claude Imbert au printemps 2009 parle de Chine et d’Afrique : « Dans le monde, les conquêtes nouvelles n’obéirons pas à nos critères bénins. Elles se feront selon d’éternelles lignes de force : par la démographie, la volonté hégémonique, le courage, le travail et le temps. En Afrique, ce temps-là ne sied pas aux cigales, il sied aux fourmis, et la Chine a ce qu’il faut ».

Benoît XVI à Ratisbonne disait en fait tout simplement « que l’Islam pourrait être violent quand il se détache de la raison ».

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